ARCHIVES OUVERTES, RESSOURCES NUMÉRIQUES, INDEX ET FACTEUR D´IMPACT

2014-05-17_160217

La numérisation des corpus de recherche et de la diffusion en ligne des travaux sous des formes variées a modifié radicalement le rapport à la production, à l’accès au savoir et à ses données sources. Les recherches en analyse du discours et en sociolinguistique sont confrontés à la fois à l’impact des supports numériques en ligne comme contextes de surgissements de formes langagières adaptées, de contacts de langues variés, et au fait qu’elles contribuent elle-mêmes à des espaces d’interlocution où ces formes s’expriment et où ces contacts se développent.

Une approche méthodologique permettant d’inclure cette réalité, est devenue nécessaire. Elle s’élabore de façon empirique à travers les spécificité des travaux, de leur diffusion et des projets qui sont à leur origine.

Les index de citation et le facteur d´impact

Le nombre de citations mesure-t-il la qualité de la publication ? La qualité de la publication se réduit-elle au facteur d´impact de ses publiants ?

Le Arts & Humanities Citation Index (A&HCI- Institute for Scientific Information) est un index de citations basé sur le contenu exhaustif de plus de 1 100 revues classées selon leur Facteur d’Impact ISI dans le domaine des arts et des lettres, ainsi que sur des extraits sélectionnés de plus de 6 000 publications dans le domaine scientifique et celui des sciences humaines. Le facteur d’impact est une mesure de l’importance calculée d’une revue scientifique. Il est calculé chaque année par l’ISI pour chaque revue du corpus. Il est publié dans le Journal Citation Reports. Le facteur d’impact est calculé en général sur une période de trois ans a partir de 8 400 revues publiées dans plus 60 pays . Par exemple, le facteur d’impact de 2010 pour une revue X est calculé ainsi : A = le nombre de fois que des articles publiés dans X durant la période 2008-2009 sont cités dans l’ensemble des revues indexées durant l’année 2010. B = le nombre d’articles, résumés étendus ou notes publiés dans X dans la période 2008-2009. Le facteur d’impact de la revue X pour 2010 sera A/B.

Élaborer un index de citation sur la base sélective du facteur d´impact ISI fait courir les risques suivants :

  • une mauvaise appréciation du temps et du nombre : dans les différentes disciplines , l’importance de travaux peut apparaître plusieurs années après une publication qui ne seront donc pas pris en compte par le facteur d’impact. En revanche, les articles fondamentaux anciens sont cités fréquemment même après plusieurs décennies de l´avancée scientifique; par ailleurs la nature et la forme des résultats dans les différentes disciplines, implique une quantité de publication différente à un rythme différent

  • focalisation sur une langue unique de publication : la plupart des revues non anglophones ne sont pas répertoriées alors même qu’elles sont internationalement reconnues, en sciences sociales et humaines en particulier particulièrement.

Basé sur une évaluation de la fréquence de citation par article, le facteur d’impact est une mesure quantitative de réputation qui est de plus en plus détournée comme mesure de la productivité des chercheurs. Le modèle est facilement reproductible d´année en année, diminuant son coût initial et s´imposant comme référentiel de toute analyse de la production scientifique, alors que des changements de critères quantitatifs et l´introduction de critères qualitatifs (comme le prestige) pourraient amener des résultats différents plus proches de la réalité des flux et connaissance et d´information dans les communautés scientifiques.

Voir les travaux de Yves Gingras (en particulier « La fièvre de l’évaluation de la recherche. Du mauvais usage de faux indicateurs« ).
 

Corpus de Vidéo Situés

 La problématique de la constitution, du conditionnement (technologique) et de la diffusion des corpus numériques, s’est posée dans le projet de recherche CECA- Cultures d’Enseignement et Cultures d’apprentissage qui a fait appel à des séquences de classes vidéographiées dans 20 pays. Derrière les discours « didactiquement corrects », qu’en est-il des modalités locales, collectives et individuelles, d’appropriation du Français Langue Étrangère et du Français Langue Seconde en milieu institutionnel ? Quelles forment prennent ces espaces d’interloctution spécifiques que représentent les situations d’enseignement/apprentissage d’une même langue dans des contextes variables ? Quelles données comparables, quelles variables, quels traits universaux peuvent être repérés et analysés dans les pratiques ? Près de 140 enseignants-chercheurs universitaires, dans 20 pays, se sont engagés en 2007, dans le projet de recherche mondial CECA (Cultures d’enseignement / Cultures d’apprentissage). À la demande de la FIPF (Fédération internationale des professeurs de français), le CRAPEL (Centre de Recherche et d’Applications Pédagogiques En Langues, Université Nancy 2) et l’AUF (Agence universitaire de la francophonie) ont mis à disposition du projet des moyens scientifiques, techniques et financiers.

Projet Corpus de Vidéo Situés (CorViS).

Carole Etienne (ingénieur d’études, Unité Mixte de Recherche -UMR- 5191 CNRS / Université Lumière Lyon 2 ; ENS de LyonINRP), revient sur les réflexions préliminaires menées à partir des pratiques de la vidéo en SHS en vue de la création d’un centre de ressources pour la production, l’annotation, l’archivage et l’exploitation des corpus vidéos documentant des activités sociales et langagières in situ.

Construire une infrastructure numérique pour les SHS.

Pour des OA en intercompréhension

El « Open Access » es un medio de circulación de la información científica adaptada a las necesidades de desarrollo de la investigación. Pero no soluciona el problema de las lenguas de producción y difusión de los conocimientos. ¿Podrían imaginar dispositivos abiertos que permiten a cada uno exponer sus trabajos en su primer idioma (o en la lengua de su elección)?Herramientas que favorecen la impulsión a la intercomprensión existen (http://www.redinter.eu/web/), la adición del traductor de Google sobre las plataformas de intercambios es simple y rápida. Se desarrollan bancos de datos terminológicos multilingües en varios países (http://www.btb.termiumplus.gc.ca/didacticiel_tutorial/francais/leco…)

O ”Open Access” é um meio de circulação da informação científica adaptada às necessidades de desenvolvimento da investigação/pesquisa. Mas não resolve o problema das línguas de produção e divulgação dos conhecimentos. Poderiam imaginar dispositivos abertos que permitem cada um expôr os seus trabalhos na sua língua primeira (ou na língua de sua escolha)?
Instrumentos que favorecem o treinamento intercompreensão existem (http://www.redinter.eu/web/), a adição do tradutor de Google sobre as plataformas de trocas é simple e rápida. Bancos de dados terminológicos multilingues são desenvolvidos em vários países (http://www.btb.termiumplus.gc.ca/didacticiel_tutorial/francais/leco…)

L’ « Open access » est un moyen de circulation  de l’information scientifique adaptée aux besoins de développement de la recherche. Mais il ne résout pas le problème des langues de production et de diffusion des connaissances. Pourrions-nous imaginer des dispositifs ouverts qui permettent à chacun d’exposer ses travaux dans sa langue première (ou dans la langue de son choix) ?
Des outils favorisant l’entraînement à l’intercompréhension existent (http://www.redinter.eu/web/), l’ajout du traducteur de Google sur les plate-formes d’échanges est simple et rapide. Des banques de données terminologiques multilingues sont développées dans plusieurs pays (http://www.btb.termiumplus.gc.ca/didacticiel_tutorial/francais/leco…)

” Open Access” is a means of scientific information flow adapted to the needs for development of research. But it does not solve the problem of the languages in production and dissemination of knowledge. Could we imagine open access arrangements which make it possible each one to expose its works in first language (or in the language of its choice) ?
Tools supporting training with mutual comprehension exist (http://www.redinter.eu/web/), the addition of Google translator in the platforms of exchanges seams simple and fast. Multilingual terminological data banks are developed in some countries (http://www.btb.termiumplus.gc.ca/didacticiel_tutorial/francais/leco…)

 

 

 

Débat sur l’intérêt des OA (open access et open archive)

Come see (and join) the discussion of the Open Acces / Open Archive Advantage in the Open Access Week and the Chronicle of Higher Education

Cliquez sur les logos pour accéder aux débats.

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Qu’est-ce qu’une archive ouverte ? 

Les archives ouvertes  peuvent être créées par une institution ou des groupements institutionnels, fédérant ainsi l’accès à l’information au niveau national (projet DARE aux Pays-Bas,  Intute en Grande-Bretagne, HAL  en France…) ou dans des archives thématiques internationales  :  ArXiv à la bibliothèque de l’université de Cornell (USA) pour les sciences fondamentales, PubMed Central , un service du Center for Biotechnology Information (USA)  pour les sciences biologiques et de santé, CogPrints mis en oeuvre par l’université de Southampton (UK) pour les sciences cognitives, RePEc qui repose sur l’autoarchivage et Nereus coordonné par la London School of Economics, pour les sciences économiques…

Ses objectifs :

  • améliorer la visibilité de la recherche française ,
  • pour les institutions : identifier, diffuser, valoriser, promouvoir, suivre la production scientifique des chercheurs et enseignants-chercheurs ,
  • pour les chercheurs : communiquer leurs travaux à la communauté internationale, accélérer les échanges scientifiques, renforcer les facteurs d’impact.

Dans un contexte de diffusion électronique, tout auteur conserve ses droits intellectuels, notamment le fait de devoir être correctement cité et reconnu comme l’auteur d’un document.

Dépôts et requêtes dans les archives ouvertes francophones :

 

Quelques archives ouvertes personnelles

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Observer les espaces d´interlocution plurilingues et les pratiques langagières dans les langues associées

hal-00397987, v1 23/06/2009 Observer les espaces d’interlocution plurilingues et les pratiques langagières dans des langues associées. Patrick Chardenet

Le français sur objectifs universitaires entre globalisation et localisation

Colloque Forum Héraclès et Université de Perpignan Via Domitia« Le Français sur Objectifs Universitaires » 10, 11 et 12 juin 2010 – Perpignan

(Stéphane-Ahmad Hafez, Université Libanaise ; Patrick Chardenet, Université de Franche Comté ; Estela Klett, Université de Buenos Aires ; Nguyen Van Dung, Université nationale de Hanoi ; Monica Vlad, Université Ovidius Constanta) Textes édités par Patrick Chardenet, pp. 388-406.

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